Le bombardement de Sérignan

Marceau Castanié, deux fois maire de Boujan avant la guerre, possédait une maison à Sérignan, la propriété Valessie (puis Mégnint), laquelle était investies par l’armée allemande pendant l’occupation.

En 1944, l’institutrice Mlle Laydié, vient pendant les vacances, signaler à Marceau Castagné que la gestapo vient d’arrêter devant le théâtre, son fils André, jeune notaire à Béziers, et son copain Gastal, avocat.

Sur les conseils de Mlle Laydié, il brûle rapidement tous les papiers qu’il possédait en qualité d‘agent de renseignement, sous les ordres directs de Jean Moulin.

Marceau, connaissant bien le terrain, informait son fils André des positions allemandes sur la commune.

André, est arrêté par l’occupant et retenue dans un hôtel de la rue Solférino; il s’évade pour rejoindre le maquis, fier de son grade de lieutenant. C’est là, qu’un jour, par hasard, il retrouve sa voiture, une Citroën Traction Avant, réquisitionnée à Sérignan par les Allemands. Il l’a récupère et revient vers Béziers à la fin des hostilités !

Ses enfants, née de Josette, sa cadette de 16 ans, n’ont jamais su qu’il était agent de renseignements. Les preuves n’ont jamais était trouvées et pourtant il a était décoré plus tard de la croix de guerre. A quel titre ?

Des recherches sont en cours par des Historiens.

André est aussi à l’initiative du bombardement de Sérignan et de la gare de Béziers, le 14 août 1944. La « kommandantür » était installée dans la propriété Michou, actuellement « les Rives de l’Orb ». Les bombes sont tombées dans la rivière, à quelques dizaines de mètres de la maison visée.

Cet évènement n’était qu’une diversion programmée par les Anglais pour faire croire que les Américains allaient débarquer en Méditérannée. Louis Ségura et Raymond Dalmau, âgés de 9 ans, se baignaient en bord de rivière, au Casserot, lorsque les bombes sont tombées. Ils étaient couverts de boue !

C’est grâce aux informations fournies par André Castagné vers les Alliés, que l’opération a pu se dérouler. C’est une femme de l’équipe des Résistants qui, à vélo depuis Béziers, acheminait les papiers secrets, vers un sous-marin anglais amarré dans les environs de Barcelone, destination l’Angleterre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *